Les voitures électriques

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Les piles à combustible tout comme l’hydrogène sont peut être l'énergie du futur.Découvertes au siècle dernier, elles n’ont pas suscitées l’intérêt jusqu’en 1990 par la prise de conscience de trouver d’autres moyens de production d’énergie. Les piles à combustible seraient la solution pour les véhicules et la production d’électricité.

Dans les principaux pays industrialisés, des programmes sont mis en place afin de développer cette nouvelle technologie. Des prototypes de véhicules à pile de grands constructeurs automobiles sont déjà en circulation.

Comment ça marche ?

La pile à combustible fonctionne selon le principe inverse de l'électrolyse de l'eau .Le coeur comprend une anode (électrode positive) et une cathode (électrode négative), séparées par un électrolyte (un matériau qui bloque le passage des électrons).

Le catalyseur (platine couvrant les surfaces actives des électrodes), l'hydrogène (pur ou issu du méthanol) se combine avec l'oxygène (contenu dans l'air), générant à la fois eau, chaleur et électricité. Souvent l'eau ainsi produite s'évacue naturellement dans l'air sous forme de vapeur. (source. www.terresacree.org)

La pile à combustible dans le domaine de l'automobile sert soit à la propulsion du véhicule soit à l'alimentation en électricité des appareils à bord de la voiture comme les appareils électroniques ou la climatisation.

L’alimentation de la pile à combustible par l'hydrogène est de loin la meilleure pour la performance et sur l’absence d’émission de CO2.

Un autre carburant intermédiaire peut être envisagé pour en obtenir de l’hydrogène par reformage à l’intérieur du véhicule.

Mais les procédés de reformage ne sont pas totalement au point compte tenu des contraintes de temps de réaction du système et de la place disponible dans la voiture.

Une technologie adoptée

En France s'il y a encore 5 ans, la majorité des voitures électriques était utilisée par des entreprises comme La Poste, il faut reconnaitre que les constructeurs, tout comme le gouvernement qui subventionne l'achat de voitures électriques, ont mis les bouchées doubles et que les véhicules qui n'utilisent pas d'énergie fossile sont de plus en plus nombreux, dans toutes les strates de la société.

Les ventes mondiales de véhicules électriques ont augmenté de 43 % en 2020, et sur certains marchés comme la Norvège ou les Pays-Bas, les ventes dépassent celles des voitures à essence et diesel. En Europe, les ventes de véhicules électriques ont dépassé le demi-million d'unités en 2020, tandis qu'aux États-Unis, la nouvelle administration Biden envisage de mettre en place des mesures d'incitation pour mettre des millions de véhicules électriques sur les routes. Enfin, après beaucoup de temps perdu, tout indique que nous avons atteint le point de basculement, que 2021 marquera le début de l'adoption en masse, et que le moteur à combustion interne aura fait son temps.

Cinq facteurs expliquent la consolidation du véhicule électrique en tant que tendance du marché :


  • Technologie : le seuil critique que beaucoup considéraient comme nécessaire pour l'adoption du véhicule électrique comme technologie automobile courante, consistant en des batteries améliorées et moins chères, coutant moins de 80 euros par kilowattheure, a récemment été dépassé. En outre, la technologie des batteries continue de s'améliorer continuellement, ce qui signifie que nous pourrions bientôt être en mesure de parcourir des centaines de kilomètres avec une charge de cinq minutes, et n'avoir pratiquement aucun problème de dégradation au fil du temps.

  • Réglementation des émissions : l'imposition de limites d'émissions aux constructeurs automobiles de l'Union européenne - calculées sur le nombre total de véhicules vendus - a conduit les constructeurs automobiles traditionnels à commencer à passer aux véhicules électriques comme seul moyen d'éviter de lourdes amendes. De plus en plus d'entreprises considèrent désormais leurs usines de moteurs comme des actifs dont il faut se défaire d'urgence, en désinvestissant à un rythme accéléré si l'on veut atteindre les objectifs en matière d'émissions. En outre, plusieurs pays ont avancé l'interdiction de la vente de véhicules à essence et diesel : au Royaume-Uni, l'annonce de l'avancement de la date cible d'élimination progressive à 2030 a accru de 500 % l'intérêt pour les véhicules électriques.

  • L'environnement : la preuve de plus en plus évidente que les mythes alimentés par les compagnies pétrolières étaient faux : les véhicules électriques sont plus propres quelle que soit l'origine de l'électricité qu'ils consomment.

  • Le coût : bien que le prix des véhicules électriques soit encore un peu plus élevé que celui des véhicules traditionnels, nous nous rapprochons de plus en plus de la parité, et il est de plus en plus évident qu'en termes de coût total, faire fonctionner un véhicule électrique est bien moins cher, en partie en raison de la différence de prix entre l'électricité et le diesel ou l'essence, ainsi que de la faible maintenance. Ce changement, en fait, menace la structure de distribution traditionnelle de l'industrie automobile : un concessionnaire Cadillac sur six a décidé de fermer ses portes plutôt que de suivre les recommandations de la marque et de se lancer dans la vente de voitures électriques. En d'autres termes, si l'on retire l'entretien de l'équation, les concessionnaires n'ont pas grand-chose à y gagner.

  • Un marché qui évolue rapidement : Volkswagen, copiant la Tesla, a lancé sa gamme ID ; GM poursuit sa transition complète ; Toyota, après de nombreuses années en marge de l'électrification, a finalement annoncé un véhicule entièrement électrique. Et puis il y a des entreprises comme la britannique MG, l'alliance entre la société technologique chinoise Baidu et le géant de l'automobile Geely, l'annonce que Hyundai fabriquera des véhicules électriques conçus par Apple, et l'important tour de table obtenu par Rivian. Des entreprises telles que Volkswagen, le consortium Renault-Nissan-Mitsubishi ou l'alliance entre Hyundai et Kia égalent ou dépassent la toute puissante Tesla sur le marché européen. Sur le plan technologique, Tesla a encore plusieurs années d'avance sur ses concurrents, mais sans aucun doute, l'arrivée de véhicules électriques moins chers d'autres marques, qui apportent une gamme plus complète de modèles et de prix, a agi comme un véritable catalyseur pour le développement du marché.

À ce stade du jeu, alors que des délais de vente et des restrictions de circulation se profilent à l'horizon, ainsi que des prix du carburant et des taxes plus élevés, l'achat d'un véhicule à essence ou diesel n'a aucun sens et de plus en plus de marques réduisent donc la présence de ces véhicules dans leur gamme. Pour dire les choses simplement, une technologie obsolète est aujourd'hui abandonnée, un processus qui laisse présager un avenir plus sain et plus radieux pour tous.